Le parlement britannique accuse le premier réseau social du monde entier de divulguer leurs données personnelles à des entreprises tierces, avec 200 pages d’emails internes comme preuve à l’appui contre le géant américain. Marc Zuckerberg et son équipe nient tout en bloc.

Facebook serait encore accusé d’irrespect envers la vie privée de ses utilisateurs. Cette fois-ci, l’accusation viendrait d’outre-Manche. En effet, le président de la Commission sur le numérique et la culture des médias (DCMSC) de la chambre des communes, Damian Collins a tweeté que« « La publication de ces documents est dans l’intérêt du public » en publiant plus de 200 pages d’e-mails internes au réseau social.

Ce dernier a aussi ajouté « qu’ils soulèvent des questions importantes sur la manière dont Facebook gère les données de ses utilisateurs, sur leurs politiques en matière de collaboration avec des développeurs d’applications et sur la manière dont ils exercent leur position dominante sur le marché des réseaux sociaux ».

En résumé de ces nombreuses pages d’e-mails envoyés directement par Mark Zuckererg, le fondateur même de Facebook, Damian Collins relève de nombreux « problèmes-clés ». Ce dernier affirme effectivement que le célèbre réseau social a conclu des accords avec des entreprises afin de leur donner la possibilité d’avoir « un accès total aux données des amis des utilisateurs » de Facebook, même si ce dernier a déclaré avoir mis fin à cela depuis 2015.

Que révèlent ces messages ?

Dans ces nombreux mails, on a découvert que ce sont surtout les utilisateurs d’Android qui ont le plus été visés. En effet, les entreprises avaient accès à leurs historiques d’appel sans même que les usagers ne le sachent. Facebook a également pensé à vendre une part des informations récoltées avant d’y renoncer.

Malgré le fait que l’équipe de Marc Zuckerberg ait restreint l’accès des données à leurs partenaires depuis 2015, cette dernière a tout de même fait une « liste blanche » dans laquelle est inscrit le nom des entreprises privilégiées par Facebook pouvant tout de même voir ces données. Netflix, Airbnb, ou Lyft font partie de cette liste par exemple. Mais Facebook ne semble pas s’être arrêté là, la plateforme a effectivement usé d’une application baptisée Onavo permettant de mener des enquêtes sur la manière dont les internautes utilisent les applications, notamment grâce au service de VPN qu’il propose.

Toutefois, Facebook a vite fait de se défendre en disant dans un communiqué de presse que « Les documents ont été divulgués de manière sélective pour publier certaines des discussions internes à Facebook, mais pas toutes, au moment où des modifications étaient apportées à notre plate-forme. Mais les faits sont clairs : nous n’avons jamais vendu de données personnelles » Le fondateur du réseau social a aussi tenu à réagir sur son compte Facebook. « Nous avons décidé d’un modèle où nous fournissons la plateforme de développeurs gratuitement et où les développeurs pouvaient choisir d’acheter des publicités s’ils le voulaient. Ce modèle a bien fonctionné (..) C’est différent de la vente de données. Nous n’avons jamais vendu les données de personne » a-t-il déclaré.

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