Facebook et Google poussent les utilisateurs à partager des informations privées en offrant des options « invasives » et limitées par défaut malgré les nouvelles lois européennes sur la protection des données visant à donner aux utilisateurs plus de contrôle et de choix, a annoncé mercredi une étude gouvernementale.

Facebook et Google ne sont pas conformes au RGPD

Le Conseil norvégien des consommateurs a constaté que les mises à jour de confidentialité des géants technologiques Américains s’opposent au nouveau règlement général sur la protection des données (RGPD), qui oblige les entreprises à clarifier les choix qui s’offrent aux particuliers lorsqu’ils partagent des informations privées. Ces sociétés nous manipulent donc pour partager des informations sur nous-mêmes.

Les arguments en faveur des nouvelles lois ont été renforcés par le récent scandale concernant la collecte des données des utilisateurs de Facebook par le cabinet de conseil britannique Cambridge Analytica pour l’élection présidentielle américaine de 2016. Les informations pour le rapport ont été recueillies de la mi-avril au début de juin, quelques semaines après l’entrée en vigueur des règles de l’UE. Le rapport a révélé que Facebook et Google définissent souvent l’option la moins respectueuse de la vie privée par défaut, et que les utilisateurs modifient rarement les paramètres présélectionnés.

Dans de nombreux cas, les services cachent le fait que les utilisateurs ont très peu de choix réels, et que le partage de données complet est accepté simplement en utilisant le service. L’UE a déclaré que le RGPD constituait le plus grand bouleversement de la réglementation en matière de protection des données depuis la naissance du Web. Le géant des médias sociaux et Google font déjà séparément face à leurs premières plaintes officielles en vertu de la nouvelle loi après qu’un agent de la vie privée Autrichien les a accusés de forcer les utilisateurs à donner leur consentement à l’utilisation de leurs informations personnelles. Les entreprises peuvent être condamnées à des amendes allant jusqu’à 20 millions d’euros, soit 4% du chiffre d’affaires mondial annuel pour avoir enfreint les nouvelles règles strictes concernant les données pour l’Union européenne, un marché de 500 millions de personnes.

Facebook / Google : campagne contre la vie privée

Facebook et Google ont dépensé des millions de dollars pour contester chaque nouvelle loi sur la vie privée adoptée en Europe. En 2017, Google a mis en cause l’application par la France des décisions «droit à l’oubli» comme elle l’a fait en Angleterre en 2018. En d’autres termes, même lorsqu’un jugement majeur va à l’encontre de l’entreprise, Google va continuer à limiter la portée de tels actes. Facebook a régulièrement envoyé des équipes de lobbyistes à Bruxelles pour lutter contre les décisions similaires et la définition des lois. À ses yeux, il peut perdre une bataille de la vie privée, mais il fera tout ce qu’il faut pour gagner la guerre.

Donc, si une loi sur la protection de la vie privée, comme le RGPD, est garantie, les deux entreprises vont sûrement violer la loi à plusieurs reprises, tout en contestant la loi devant les tribunaux, payant les amendes, faisant de leur mieux pour contourner ce RGPD, et continuer à violer votre vie privée pour exploiter vos informations.

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